Possibles tarifs douaniers : des producteurs inquiets au Saguenay-Lac-Saint-Jean
À l'approche de l'imposition de nouveaux tarifs douaniers par les États-Unis mercredi, l'incertitude plane au-dessus de la tête des agriculteurs de la région. L'Union des producteurs agricoles du Saguenay-Lac-Saint-Jean s'inquiète particulièrement pour les producteurs de bleuets et de pommes de terre. Les producteurs de la région exportent beaucoup de produits vers les États-Unis. Le président régional de l'UPA, Jean-Thomas Maltais, estime qu’il est impossible de déterminer l'étendue des conséquences sur les agriculteurs tant que les tarifs ne seront pas officiellement en place. Le président croit toutefois que certains secteurs seraient particulièrement touchés, comme la culture de la pomme de terre, les productions maraîchères ou encore de canola. La production de viandes pourrait aussi être touchée, mais c'est surtout l'industrie du bleuet qui inquiète. Dans la région, on sait que le bleuet, c'est catastrophique. À l'échelle de la province, plus de la moitié des bleuets produits sont exportés aux États-Unis. Au Saguenay-Lac-Saint-Jean, cette proportion s'élève à plus de 70 %. Plusieurs producteurs remboursent encore les prêts qu'ils ont reçus pendant la pandémie. Ils demandent donc une aide financière pour faire face à cette autre tuile qui pourrait leur tomber sur la tête. L'UPA réclame cette fois-ci des chèques directs et non des prêts qu'ils devront rembourser. Jean-Thomas Maltais mentionne aussi être déçu par le dernier budget du Québec qui ne prévoit pas assez d'argents pour aider les producteurs, selon lui. Le président de l'Union des producteurs agricole du Saguenay-Lac-Saint-Jean, Jean-Thomas Maltais, doit rencontrer les candidats des différents partis dans la région la semaine prochaine. Photo : Radio-Canada / Béatrice Rooney Le président régional de l'Union des producteurs agricoles va rencontrer sous peu les candidats régionaux aux élections fédérales afin de leur faire part de ses préoccupations.Les producteurs ne savent pas quoi faire, le prix du bleuet est déjà vraiment bas présentement alors encore une baisse, ça va être des fermetures d'entreprises c'est certain, a-t-il indiqué Jean-Thomas Maltais en entrevue à Radio-Canada. Je sais que les producteurs de bleuets ont déjà essayé de faire plus de publicités, même à l'intérieur du Canada et dans d'autres pays, mais c'est des marchés qui se créent entre deux et dix ans.
Aide financière

Là, c'est assez, a-t-il lancé. On l'a vu avec le dernier budget du Québec, on n'a pas été extrêmement priorisés, on a eu des baisses, on a trouvé ça très ordinaire. On pensait qu'il y aurait au moins eu des montants priorisés pour les éventuels tarifs. S'il n’y en a pas des tarifs, c'est correct, mais s'il y en a, il aurait fallu avoir un engagement plus ferme de leur part.
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